ACP-HCPC — Pbnb 76 villes monde

76 villes Airbnb · KPI juin 2026 · évolution 2025→2026 en supplémentaires

Notebook
Auteur·rice

Vincent Roue

Date de publication

20 août 2026

1 — Cadrage & méthode

Ce notebook d’analyse explore un jeu de 76 individus décrits par 6 variables actives (indicateurs continus), complétées par des variables supplémentaires projetées a posteriori. Deux questions le guident :

  • ces variables, qui souvent se recoupent, se ramènent-elles à quelques grandes dimensions de fond ?
  • peut-on alors regrouper les individus en clusters aux profils homogènes ?

Pour répondre aux deux d’un même geste, il mobilise la méthode HCPC1 (ou Classification Hiérarchique sur Composantes Principales), qui procède en trois temps.

  • D’abord réduire : l’ACP ramène les 6 variables à une poignée d’axes synthétiques indépendants — 2 passent le seuil de Kaiser, concentrant 65.2 % de l’information sur le plan principal. Ce sont eux qui répondent à la première question.
  • Ensuite regrouper : sur ces axes, un arbre de classification ou hierarchique (CAH classification ascendante hiérarchique) est construit puis coupé là où la séparation entre familles devient la plus nette. Il dessine les clusters et indique combien en retenir, c’est le dendrogramme du §6.
  • Enfin affiner : un dernier passage réaffecte les individus à cheval entre deux familles vers la plus proche, ce qui stabilise la partition (consolidation des classes via un partitionnement avec la méthode des k-means).

Selon ce à quoi on le compare, l’apport de HCPC se déplace :

  • vs un k-means brut (sur variables brutes) — l’ACP en amont décorrèle et débruite : deux variables corrélées (ex. 0,80) ne pèsent plus double dans les distances, et les axes de pur bruit sont écartés. Partitions nettement plus stables.
  • vs un k-means déjà mené sur composantes — l’apport propre devient l’arbre. Il suggère le nombre de clusters par le gain d’inertie, du plus général au plus fin, là où le k-means l’exige d’avance ; il permet aussi de juger un k imposé : lorsqu’on force k = 6 pour un besoin opérationnel, le dendrogramme montre si la coupure épouse la structure ou la tranche. Enfin, sa coupe fournit un point de départ déterministe à la consolidation, ce qui évite l’instabilité d’un k-means à initialisation aléatoire.
  • vs une ACP et une CAH menées séparément — l’apport est l’intégration : un pipeline reproductible qui enchaîne réduction, arbre, consolidation et description automatique des classes.

Dans tous les cas, la typologie reste nommable : chaque cluster se lit par les variables et les axes qui le portent.

Comparaison détaillée des techniques voisines (CAH brute, k-means direct, DBSCAN, FAMD, MDS, t-SNE) : cf note méthodo dédiée.

Plusieurs choix méthodologiques se posent en amont : quelles variables retenir comme actives, faut-il les transformer (log, winsor), faut-il projeter certaines variables comme supplémentaires illustratives (quanti et quali). L’analyse s’appyuie sur une démarche en deux temps, pilotée par le module construit acp_grid. Dans un premier temps, il met 6 configurations candidates en concurrence et les compare sur les mêmes critères — qualité de la factorisation, redondance résiduelle, netteté de la typologie — pour faire émerger celle qui sort le mieux sur l’ensemble des métriques. Dans un second temps seulement, la configuration retenue (acp_C) est déroulée en détail. Cette comparaison systématique évite de figer un cadrage arbitraire et rend le choix traçable.

Comment lire la suite — chaque section répond à une question, et les deux dernières débouchent sur la lecture métier :

  • §3 — Données : quel pool, quelles variables ? Périmètre des individus retenus et revue des variables candidates, avec leurs statistiques de base et un diagnostic de distribution.
  • §4 — Grille : quelle configuration retenir ? Les candidates mises en regard les unes des autres, puis le choix justifié sur les métriques.
  • §5 — ACP : quelles dimensions structurent les variables ? Combien d’axes méritent une interprétation, et ce que chacun raconte au plan métier.
  • §6 — Typologie : quelles familles d’individus ? Le nombre de clusters (5 ici), l’arbre de classification, la fiabilité du classement de chaque individu, enfin le portrait de chaque famille et sa lecture métier.
  • §7 — Qualité : la typologie tient-elle ? Familles correctement dimensionnées, classement net, séparation réelle entre clusters.

Hypothèses sous-jacentes : Le pipeline suppose des variables continues. Une variable ordinale se code en numérique tant que son ordre reste stable ; à défaut, il faut basculer vers une analyse pensée pour les variables qualitatives2. Il suppose aussi des relations linéaires entre variables, puisque l’ACP ne capte que ce type de lien, et l’absence de variable cible parmi les actives, sous peine de fausser les axes. Les variables sont systématiquement centrées et réduites : sans cela, celles qui s’expriment dans de grandes unités écraseraient les autres.

Triangulation des diagnostics : Aucun indicateur pris seul ne suffit à juger la qualité du résultat. Pour l’ACP, on croise l’adéquation de la matrice de corrélation (KMO), le test de sphéricité de Bartlett, le critère de Kaiser et la parallel analysis de Horn pour arrêter le nombre d’axes, enfin la part de variance cumulée. Pour la typologie, on regarde la silhouette, la part de variance captée entre les familles, des indices de séparation comme Calinski-Harabasz, et la stabilité de la partition par rééchantillonnage.

Au-delà de quelques milliers d’individus, l’arbre complet devient trop coûteux en mémoire, car la matrice des distances croît avec le carré du nombre d’individus. Le pipeline construit alors d’abord une partition grossière en quelques centaines de groupes, sur laquelle l’arbre est bâti ; chaque individu d’origine reste rattaché à sa famille finale, si bien que la carte reste exhaustive.

Limites à connaître : - (1) une silhouette <0,25 ne signale pas un échec — sur données territoriales/sciences sociales les profils forment un continuum, pas des catégories tranchées ; (2) un cluster <5 % des individus est fragile (à fusionner ou expliquer) ; (3) corrélation v.test ≠ causalité — si des variables sensibles (origine, genre, statut) figurent en actives, disclaimer fairness obligatoire et envisager une régression équitable (fairml::frrm()).

2 — Bilan : que retient-on de l’analyse ?

Ce bilan condense l’analyse en une page : combien de profils se dégagent, comment les nommer, ils se situent dans le plan factoriel, et ce qu’il faut en retenir. Le détail — variables discriminantes, qualité de la partition, validation externe — suit dans les parties 3 à 8.

À retenir

Lecture des axes. L’axe 1 oppose, à droite, les marchés de location courte durée intensive — forte part de logements entiers (le premier facteur de l’axe), densité d’annonces élevée, activité soutenue (avis fréquents) — et, à gauche, les marchés tournés vers la longue durée, plus résidentiels ou régulés. L’axe 2 sépare, à intensité comparable, les marchés concentrés et professionnalisés — offre aux mains d’hôtes multi-annonces, forte présence de superhôtes — des marchés denses mais diffus, portés par des hôtes occasionnels.

Le choix d’écarter le prix. Le prix médian par nuit, converti en euros au taux de change fixe et sans correction de pouvoir d’achat, s’intégrait mal aux autres indicateurs (mesure d’adéquation individuelle sous le seuil de 0,50) : il mélangeait coût de la vie local et valeur touristique. Projeté en variable supplémentaire plutôt qu’active, il laisse l’intensité touristique et la professionnalisation structurer seules la typologie.

À retenir. La fracture majeure n’est ni nord-sud ni est-ouest : elle oppose un modèle amateur diffus — le particulier qui loue son logement, peu de superhôtes, peu d’avis, dominant en Europe de l’Ouest et du Nord (cluster amateurs Europe Ouest-Nord) — à un modèle de gestion intensive (cluster marchés à superhôtes très actifs), porté par les métropoles régionales nord-américaines et les villes européennes matures. Entre les deux, le tourisme patrimonial court-terme des grandes destinations (Paris, Londres, Rome) forme le cluster modal.

Une seconde ligne de partage, indépendante de la première, sépare les marchés où l’offre s’est concentrée entre les mains d’opérateurs et bascule vers la longue durée : les grandes métropoles régulées (Barcelone, Berlin, Los Angeles) et les mégalopoles à offre contrainte (New York, Hong Kong, Singapour), denses en population mais pauvres en logements entiers. Concentration de l’offre et qualité de gestion sont deux dimensions distinctes — on peut être un marché d’opérateurs professionnels sans être un marché de superhôtes.

  • 76 individus, 6 variables actives, k = 5 clusters (C1=26, C2=25, C3=14, C4=8, C5=3)
  • ACP — Variance 1-2 : 65.2 %, 1-3 : 79.7 %. 2 axes au-dessus du seuil Kaiser
    • Dim1 (39.6 %) oppose % logement entier, Ann./1Khab dns (log), Avis/mois à % durée min>30j, %ann. d’h.pro&s
    • Dim2 (25.6 %) oppose %ann. d’h.pro&s, % Superhost à Ann./1Khab dns (log), % logement entier
  • HCPC — Silhouette 0.38 (forte), 2 mal classés (2.6 %)

C1 marchés à superhôtes très actifs · N26 · 34 %

Les marchés les plus actifs et les mieux tenus — superhôtes et volume d’avis au plus haut, logements entiers de grande capacité — mais dans des villes au PIB et à la densité de population plus modérés. La concentration de l’offre n’y est pas particulièrement forte : c’est la qualité de gestion, pas la structure de propriété, qui les distingue. Métropoles régionales nord-américaines et villes européennes matures (Seattle, Prague, Portland, Budapest, San Diego, Athènes, Florence).

  • > à moy. : % Superhost (+30 %), Avis/mois (+33 %), Capacité méd.ᵖ (+18 %), % logement entier (+9 %), Ann./1Khab dns (log) (+14 %), Note glob.ᵖ (+0 %)
  • < à moy. : PIB/hab (log)ᵖ (−1 %), UNESCO 50kmᵖ (−48 %)
  • modalités : Continent dét.=North America (54 %)
  • Parangons* : Washington DC, Austin, La Nouvelle-Orléans, Denver, Florence, Prague

C2 tourisme patrimonial court-terme · N25 · 33 %

Grandes destinations touristiques patrimoniales — proximité de sites classés, offre orientée courte durée, professionnalisation seulement moyenne. Le cœur des métropoles touristiques mondiales établies (Paris, Londres, Rome, Milan, Lisbonne, Vienne, Sydney).

  • > à moy. : UNESCO 50kmᵖ (+61 %)
  • < à moy. : % durée min>30j (−56 %), % Superhost (−11 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (44 %)
  • Parangons* : Bristol, Melbourne, Bologne, Bordeaux, Vienne, Lyon

C3 grandes métropoles régulées · N14 · 18 %

Grandes métropoles à forte part de longue durée et offre concentrée sur des professionnels, mais faible densité Airbnb et peu de logements entiers — signature des marchés sous régulation (Barcelone, Berlin, San Francisco, Boston, Madrid, Istanbul, Los Angeles).

  • > à moy. : % durée min>30j (+110 %), %ann. d’h.pro&s (+22 %)
  • < à moy. : Ann./1Khab dns (log) (−34 %), % logement entier (−8 %), Capacité méd.ᵖ (−13 %)
  • Parangons* : Berlin, Chicago, Taipei, Montréal, Boston, San Francisco

C4 amateurs Europe Ouest-Nord · N8 · 11 %

Marchés d’hôtes occasionnels — offre peu concentrée, peu de superhôtes, peu d’avis. Cœur amateur d’Europe de l’Ouest et du Nord (Amsterdam, Copenhague, Oslo, Stockholm, Munich, Genève).

  • < à moy. : %ann. d’h.pro&s (−61 %), % Superhost (−42 %), Avis/mois (−47 %), % durée min>30j (−77 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (88 %)
  • Parangons* : Stockholm, Oslo, Copenhague, Genève, Munich, Amsterdam

C5 mégalopoles à offre contrainte · N3 · 4 %

Mégalopoles verticales à offre contrainte — très denses en population et riches, mais très peu de logements entiers et faible densité Airbnb par habitant ; la chambre prime (New York, Hong Kong, Singapour).

  • > à moy. : PIB/hab (log)ᵖ (+9 %), % durée min>30j (+231 %)
  • < à moy. : % logement entier (−43 %), Ann./1Khab dns (log) (−95 %), Avis/mois (−70 %), % Superhost (−49 %), Note glob.ᵖ (−2 %), Capacité méd.ᵖ (−39 %)
  • modalités : Continent dét.=Asia (67 %)
  • Parangons* : Singapour, New York, Hong Kong

* Parangons : individus les plus typiques, au cœur du profil.

Comment interpréter les axes de la visualisation des clusters ?

Sur les biplots ci-dessous, Dim1 = axe horizontal (x) et Dim2 = axe vertical (y) (plan principal) ; le 2ᵉ panneau croise Dim1 × Dim3. Un point = un individu, coloré par cluster.

  • Dim1 — intensité touristique court-terme : Portée d’abord par la part de logements entiers (contribution 29,7), puis par la densité et l’activité (avis) : oppose, à droite, les marchés de location courte durée intensive — entiers, denses, très commentés — aux marchés de longue durée à gauche, plus résidentiels ou régulés (la part d’annonces ≥ 30 nuits tire vers la gauche).
  • Dim2 — concentration et professionnalisation : Portée d’abord par la concentration de l’offre (contribution 27,8), puis par les superhôtes : sépare les marchés professionnalisés et concentrés — où la longue durée va de pair avec des professionnels installés — des marchés denses mais diffus, aux mains d’hôtes occasionnels.
  • Dim3 — concentration vs régulation : Axe secondaire (sous le seuil de Kaiser, non retenu) : oppose la concentration de l’offre sur des hôtes professionnels à la part de longue durée.

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3 — Données : quel pool, quelles variables ?

76 individus dans le pool d’analyse. Le dictionnaire ci-dessous présente les 136 variables candidates avec leurs stats descriptives (P10/médiane/P90/SD) et un diagnostic transform (skewness/kurtosis + reco log/arcsin/winsor/yj). Triées par |skewness| décroissant. Le rôle de chaque variable selon la config (active / supplémentaire) est traité §4.

⇅ triable

Règles diagnostic transform (Hair et al. 2010) : 🔴 log ou yj si |skew| > 2 (impératif, yj si valeurs négatives) · log1p si min=0 (gère les zéros) · arcsin pour proportions/pct [0,1] ou [0,100] avec |skew| > 2 (Fisher angular transform) · 🟠 log? / yj? si 1 < |skew| ≤ 2 (recommandé) · 🟡 winsor si kurtosis > 7 (queues lourdes) · ⚪ distribution acceptable.

4 — Grille : quelle config retenir ?

Plusieurs configurations sont candidates : choix des variables actives, transformations (log, winsor), nombre de clusters. Cette section les compare côte à côte pour justifier la config retenue.

Avant de comparer les configs, diagnostic préalable : Bartlett + ratio n/p vérifient sur l’union des variables actives que le jeu de données autorise une analyse factorielle.

NoteDiagnostic préalable
  • 🟢 Bartlett : χ² = 890 (df=91), p < 0.001 — H0 sphéricité rejetée, ACP justifiée
  • 🟢 Complétude : 76 individus complets sur 76 (0.0 % NA sur l’union des 14 actives)
  • 🟢 n/p moyen : 11.9 (min 7.6) — target ≥ 10, acceptable ≥ 7

Le tableau ci-dessous compare les 6 configurations candidates sur Setup (vars actives, transformation) · Diagnostic ACP (Var Dim1/2/3 % compact, MSA min, multicolinéarité, Kaiser/Horn, nettoyage si applicable) · Qualité HCPC (k clusters, silhouette, équilibre). Gradient cellule V12 : 🟢 cible atteinte · 🟡 zone intermédiaire · 🟠 sous le seuil acceptable · 🔴 hors limites. ✅ config retenue, ❌ config écartée.

L’approche repose sur un helper interne run_acp_grid() qui automatise la comparaison de configurations candidates : pour chaque entrée de GRID_CONFIGS (variantes ACP + HCPC), il calcule l’ACP complète + diagnostics (KMO, MSA min, multicolinéarité, parallel analysis de Horn) + le clustering HCPC (silhouette, équilibre, k auto-sélectionnable). Les résultats sont stockés dans grid$summary (tibble de comparaison) et grid$results (objets ACP/HCPC par config).

4 étapes ci-dessous :

  1. Vue croisée des configurations testées — quelles variables actives / supplémentaires / retirées dans chaque candidate
  2. Repères méthodo : seuils et définitions — sur quels critères on juge (KMO, silhouette, etc.) avec gradient 4 zones
  3. Diagnostic préalable + tableau récap chiffré — Bartlett + indicateurs agrégés par config
  4. Synthèses rédigées par config + MSA individuels — narratif par candidate + variables polluantes

La config retenue (CONFIG$selected) est marquée ✅ dans le tableau récap et dépliée par défaut dans les synthèses.

Vue croisée des configurations testées : quelles variables retient-on ?

Le tableau ci-dessous croise chaque variable (en ligne) avec chaque config (en colonne)Rappel des rôles :

  • active (qact, bleu cyan) = participe au calcul des axes principaux ;
  • supplémentaire quanti (qsup, orange) = projetée a posteriori sur les axes sans les influencer (cible, variable de contrôle géographique, indicateur dérivé) ;
  • supplémentaire quali (qlsup, gris) = modalités positionnées comme parangons illustratifs (variable nominale, segment métier). Header bleu sur la config retenue.
Légende : qact active · qsup sup. quanti · qlsup sup. quali · vide = non utilisée · header bleu = config retenue
Rôle de chaque variable par configuration
active (qact) · supplémentaire quanti (qsup) · supplémentaire quali (qlsup) · vide = non utilisée
⇅ triable

Le tableau ci-dessous met en regard les 6 configurations testées (titre et regroupements de colonnes intégrés au tableau). Le gradient des cellules donne une lecture rapide des seuils par métrique — détail dans l’encadré méthodologique sous le tableau.

Tableau récap des 6 configurations ACP/HCPC testées
Colonnes groupées : Setup (vars actives, transform) · Diagnostic ACP (variance plan, MSA, multicolinéarité, Kaiser/Horn, nettoyage) · Qualité HCPC (clusters, silhouette, équilibre). ✅ = config retenue · gradient cellules = seuils par métrique. Lettre dans « clust » : A = k choisi auto par FactoMineR (Husson) · S = k qui maximise la silhouette · F = k forcé à la main.
⇅ triable

Gradient cellules V12 — 4 selon distance à la cible : 🟢 vert (cible atteinte) · 🟡 jaune (entre cible et acceptable) · 🟠 orange (sous le seuil acceptable) · 🔴 rouge (hors limites). Direction sous chaque label (cible ≥ X pour MSA/Silh./Var ; cible < X pour max |r|/Paires/Ratio). Équilibre clusters : % de chaque cluster trié décroissant · r=ratio max/min (gradient sur le ratio). Note : survol cellule = texte complet. Nettoyage : −N (var, +X) si pipeline a retiré N vars.

AstuceMétriques du tableau récap — seuils opérationnels

Lecture rapide du tableau ci-dessus. Gradient 4 zones : 🟢 cible · 🟡 acceptable · 🟠 sous le seuil · 🔴 hors limites.

  • Var 1-2 % (Variance Dim1-2 (%)) — cible >=50% · acceptable 40-50% · critique <40%. Plus haut = mieux. >=50% (territorial) ou >=60% (classique) = plan principal lisible. <40% = la 2D ne capture qu’une fraction.
  • Silh. (Silhouette moyenne HCPC) — cible >=0.30 · acceptable 0.25-0.30 · critique <0.25. Plus haut = mieux. >=0.50 forte (rare en sociales). 0.30 cible territoriale. 0.25-0.30 acceptable. <0.25 limite (continuums territoriaux). <0.15 pas de typologie.
  • MSA min (MSA min (Measure of Sampling Adequacy individuelle)) — cible >=0.60 · acceptable 0.50-0.60 · critique <0.50. Plus haut = mieux. >=0.60 cible. 0.50-0.60 acceptable. <0.50 critique (variable polluante, candidate au retrait).

Var 1-3 % (Variance Dim1-3 (%)) — Pourcentage de variance totale capturée par les 3 premières composantes. Complète Var 1-2 pour voir si Dim3 mérite d’être considérée. → Comparer à Var 1-2 : gain >10pts entre Dim1-2 et Dim1-3 = Dim3 apporte info substantielle. Gain <5pts = Dim3 marginal. Cible : >=70% · Acceptable : 60-70% · Critique : <60%

max |r| (max |r| (multicolinéarité max)) — Maximum des coefficients |r| entre paires de variables actives. Mesure la pire redondance dans le pool actif. → <0.85 = OK. 0.85-0.95 = multicolinéarité forte. >=0.95 = quasi-redondance (à neutraliser). Cible : <0.85 · Acceptable : 0.85-0.95 · Critique : >=0.95

Paires |r|>.85 (Paires |r|>0.85) — Nombre de paires de variables actives dont |r| dépasse 0.85. Complément à max|r| : redondance systémique. → <1 = OK. 1-3 = surveillance. >=3 = redondance systémique, refaire le choix de variables. Cible : 0 · Acceptable : 1-3 · Critique : >=3

Kaiser (Nb axes Kaiser (lambda>1)) — Nombre d’axes principaux avec valeur propre lambda>1 (critère Kaiser 1960). Sur-extrait à p>10 vars. → Borne supérieure. Croiser avec Horn (plus parcimonieux). À p>10, sur-extraction systématique. Cible : contextuel · Acceptable : contextuel · Critique : contextuel

Horn (Nb axes Horn (parallel analysis)) — Nombre d’axes retenus par parallel analysis de Horn 1965 (eigenvalues observés vs simulés 95e pct). Méthode plus parcimonieuse que Kaiser. → Toujours préférer Horn (Glorfeld 1995). Concordance Horn=Kaiser = signal de qualité. Cible : contextuel · Acceptable : contextuel · Critique : contextuel

Ratio max/min (Ratio max/min clusters) — Ratio entre le % du plus grand et celui du plus petit cluster. Mesure le déséquilibre de la partition. → <3 équilibré. 3-5 acceptable. 5-8 déséquilibré modéré. >=8 très déséquilibré. Cible : <3 · Acceptable : 3-5 · Critique : >=8

Nettoyage (Variables retirées (cleaning auto)) — Nombre de variables actives retirées automatiquement par le pipeline cleaning (paires |r|>=threshold neutralisées). → 0 = pas de cleaning. Format ‘-N (var1, +X)’. >=3 retirées = pool initial très redondant. Cible : 0 · Acceptable : 1-2 · Critique : >=3

Source : mutils/ddict-gls-DML-KPI-metrics.csv

Pour chaque config qui a un paramètre k_alt défini, le pipeline teste plusieurs valeurs de k et sélectionne celle de meilleure silhouette HCPC. Le tableau ci-dessous montre le bench complet (k testés × silhouette × équilibre clusters). À ne pas confondre avec la config retenue de la grille (✅ dans le tableau du dessus).

Config acp_C (config retenue de la grille) — k sélectionné par forced : 5

k Silhouette Min cl. % Max cl. % Clusters effectifs
2 0.406 18.4 % 81.6 % 2
3 0.384 11.8 % 48.7 % 3
5 0.376 3.9 % 34.2 % 5
6 0.369 3.9 % 32.9 % 6
4 0.349 9.2 % 39.5 % 4

Config acp_A — k sélectionné par auto_factominer : 3

k Silhouette Min cl. % Max cl. % Clusters effectifs
6 0.337 5.3 % 30.3 % 6
2 0.331 14.5 % 85.5 % 2
4 0.329 7.9 % 42.1 % 4
5 0.309 6.6 % 30.3 % 5
3 0.256 17.1 % 46.1 % 3

Config acp_B — k sélectionné par forced : 5

k Silhouette Min cl. % Max cl. % Clusters effectifs
2 0.512 10.5 % 89.5 % 2
6 0.433 3.9 % 44.7 % 6
5 0.427 5.3 % 44.7 % 5
4 0.395 9.2 % 44.7 % 4
3 0.364 9.2 % 52.6 % 3

Config acp_D — k sélectionné par auto_factominer : 4

k Silhouette Min cl. % Max cl. % Clusters effectifs
4 0.318 9.2 % 44.7 % 4
6 0.307 5.3 % 34.2 % 6
3 0.298 9.2 % 67.1 % 3
5 0.297 9.2 % 32.9 % 5
2 0.290 35.5 % 64.5 % 2

Config acp_E — k sélectionné par auto_factominer : 3

k Silhouette Min cl. % Max cl. % Clusters effectifs
2 0.486 14.5 % 85.5 % 2
6 0.348 5.3 % 38.2 % 6
5 0.334 7.9 % 35.5 % 5
4 0.328 10.5 % 38.2 % 4
3 0.314 11.8 % 47.4 % 3

Config acp_F — k sélectionné par forced : 5

k Silhouette Min cl. % Max cl. % Clusters effectifs
2 0.454 17.1 % 82.9 % 2
6 0.349 6.6 % 27.6 % 6
4 0.348 6.6 % 47.4 % 4
5 0.341 6.6 % 34.2 % 5
3 0.305 9.2 % 60.5 % 3

Selection auto : k de meilleure silhouette HCPC, sauf si cfg$k force explicitement.

Chaque config est resumée ci dessous commençant par la celle retenue; représentation 2D (var 12), qualité ACP, redondance, typologie, Nettoyage redondance si le pipeline a retiré des variables fortement corrélées.

NoteConfig acp_C — k=5, 6 vars (retenue)

Config acp_C (k=5, 6 vars, retenue) — Configuration utilisable, plusieurs indicateurs en zone acceptable plutot que target.

  • Representation 2D : 65.2 % de variance sur axes 1-2 🟢 — les 2 premiers axes synthetisent l’essentiel de l’information
  • Qualite ACP : MSA min=0.51 🟡 — adequation correcte — reduction de dimension valable
  • Redondance : max |r|=0.65 🟢 (0 paire |r|>.85) — pas de redondance preoccupante entre variables
  • Typologie : silhouette=0.38 🟢 sur k=5 clusters (min cluster=4 % 🟠) — typologie nettement separee — clusters bien distincts dans l’espace ACP

Retenue : compromis attendu sur donnees territoriales (continuum) — la typologie raconte une histoire coherente meme avec une silhouette en zone acceptable.

Alertes méthodologiques (2) :

  • 🟡 MSA min = 0.51 — target ≥ 0.60
  • 🟠 Min cl. % = 3.9 — target ≥ 10.00
  • 🟠 MSA min = 0.30 — target ≥ 0.60
  • 🟡 Silhouette = 0.26 — target ≥ 0.30

  • Representation 2D : 52.1 % de variance sur axes 1-2 🟢 — les 2 premiers axes synthetisent l’essentiel de l’information
  • Qualite ACP : MSA min=0.30 🟠 — au moins une variable mal integree — interpretation prudente — variable la plus polluante : actrv_note_glb (MSA=0.30, envisager son retrait)
  • Redondance : max |r|=0.67 🟢 (0 paire |r|>.85) — pas de redondance preoccupante entre variables
  • Typologie : silhouette=0.26 🟡 sur k=3 clusters (min cluster=17 % 🟢) — typologie aux frontieres floues — caracteristique des donnees territoriales en continuum, les clusters traduisent des gradients de profils plutot que des categories etanches

Ecartee : indicateurs moins favorables que la config retenue.

  • 🟡 MSA min = 0.54 — target ≥ 0.60
  • 🟡 Min cl. % = 5.3 — target ≥ 10.00

  • Representation 2D : 64.5 % de variance sur axes 1-2 🟢 — les 2 premiers axes synthetisent l’essentiel de l’information
  • Qualite ACP : MSA min=0.54 🟡 — adequation correcte — reduction de dimension valable
  • Redondance : max |r|=0.59 🟢 (0 paire |r|>.85) — pas de redondance preoccupante entre variables
  • Typologie : silhouette=0.43 🟢 sur k=5 clusters (min cluster=5 % 🟡) — typologie nettement separee — clusters bien distincts dans l’espace ACP

Ecartee : indicateurs moins favorables que la config retenue.

  • 🟠 MSA min = 0.37 — target ≥ 0.60
  • 🟡 Min cl. % = 9.2 — target ≥ 10.00

  • Representation 2D : 57.8 % de variance sur axes 1-2 🟢 — les 2 premiers axes synthetisent l’essentiel de l’information
  • Qualite ACP : MSA min=0.37 🟠 — au moins une variable mal integree — interpretation prudente — variable la plus polluante : px_entire_med (MSA=0.37, envisager son retrait)
  • Redondance : max |r|=0.65 🟢 (0 paire |r|>.85) — pas de redondance preoccupante entre variables
  • Typologie : silhouette=0.32 🟢 sur k=4 clusters (min cluster=9 % 🟡) — typologie nettement separee — clusters bien distincts dans l’espace ACP

Ecartee : indicateurs moins favorables que la config retenue.

  • 🟠 MSA min = 0.32 — target ≥ 0.60

  • Representation 2D : 58.7 % de variance sur axes 1-2 🟢 — les 2 premiers axes synthetisent l’essentiel de l’information
  • Qualite ACP : MSA min=0.32 🟠 — au moins une variable mal integree — interpretation prudente — variable la plus polluante : px_entire_med (MSA=0.32, envisager son retrait)
  • Redondance : max |r|=0.59 🟢 (0 paire |r|>.85) — pas de redondance preoccupante entre variables
  • Typologie : silhouette=0.31 🟢 sur k=3 clusters (min cluster=12 % 🟢) — typologie nettement separee — clusters bien distincts dans l’espace ACP

Ecartee : indicateurs moins favorables que la config retenue.

  • 🟠 MSA min = 0.48 — target ≥ 0.60
  • 🟡 Min cl. % = 6.6 — target ≥ 10.00

  • Representation 2D : 55.4 % de variance sur axes 1-2 🟢 — les 2 premiers axes synthetisent l’essentiel de l’information
  • Qualite ACP : MSA min=0.48 🟠 — au moins une variable mal integree — interpretation prudente — variable la plus polluante : cr_host_1plus_vdifp_2526 (MSA=0.48, envisager son retrait)
  • Redondance : max |r|=0.59 🟢 (0 paire |r|>.85) — pas de redondance preoccupante entre variables
  • Typologie : silhouette=0.34 🟢 sur k=5 clusters (min cluster=7 % 🟡) — typologie nettement separee — clusters bien distincts dans l’espace ACP

Ecartee : indicateurs moins favorables que la config retenue.

Le MSA individuel par variable de la config retenue ci-dessous identifie celles qui sont mal intégrées au groupe (MSA < 0,5 = candidate au retrait).

NoteMSA individuels — config retenue (config acp_C)

Seules les 3 variables sous le niveau cible (MSA < 0,60) sont listées — candidates à surveiller ou retirer. 3 variables au niveau cible sont masquées.

Variable MSA Niveau
act_superhost_pct 0.51 🟡
str_minnuits30_pct 0.52 🟡
actrv_avis_mois 0.58 🟡

Seuils MSA : target ≥ 0.60, acceptable ≥ 0.50, critical < 0.50 (Kaiser 1974, Lorenzo-Seva & Ferrando 2021).

5 — ACP : quelles dimensions structurent les variables ?

L’ACP réduit les 6 variables actives à un petit nombre d’axes synthétiques (composantes principales) qui capturent l’essentiel de l’information. La lecture se fait en deux temps : (1) éboulis + diagnostics déterminent combien d’axes méritent d’être interprétés ; (2) biplots disent quoi chacun raconte — quelles variables le structurent et quels individus s’opposent dans ce plan.

Éboulis : combien d’axes retenir ?

L’éboulis (scree plot) classe les axes par variance expliquée décroissante. Deux critères académiques décident combien retenir :

  • Kaiser (1960) — axes avec valeur propre λ > 1. Un axe doit expliquer plus qu’une variable seule pour mériter d’être interprété. Sur ce jeu : 2 axes.
  • Parallel analysis de Horn (1965) — compare les eigenvalues observés à ceux simulés sur des datasets aléatoires de même dimension. Retenir uniquement les axes où λ_obs > λ_sim(95ᵉ percentile). Méthode plus parcimonieuse que Kaiser, particulièrement à p > 10 où Kaiser sur-extrait systématiquement (Glorfeld 1995 ; Zwick & Velicer 1986).

Quand Horn et Kaiser divergent : sur peu de variables (p < 10) ils concordent souvent. Sur p > 20, Kaiser sur-extrait — un dataset social typique à p ≈ 100 vars peut donner Kaiser ≈ 20 axes vs Horn 5-8. Dans ce cas toujours suivre Horn.

Quand les deux concordent : signal de qualité du jeu de données (pas de sur-dispersion, le pool actif est bien centré sur l’information utile).

Seuils variance cumulée (lecture pragmatique) : - Var 1-2 ≥ 50 % = plan factoriel principal lisible - Var 1-2 < 40 % = la 2D ne capture qu’une fraction, regarder l’axe 3 + biplot 1-3 - Var 1-3 ≥ 70 % = analyse robuste sur 3 axes - Var 1-3 < 60 % = sur-dispersion, vérifier si certains axes capturent du bruit (cf. Horn)

Coude visuel : rupture nette sur l’éboulis entre axes informatifs et bruit résiduel. Cohérent avec Kaiser le plus souvent, parfois plus restrictif (= Horn).

Sur ce jeu : 2 axes passent Kaiser, Horn confirme 2. Les 2 premiers cumulent 65.2 % de variance ; les 3 premiers 79.7 %.

Cercle des corrélations : comment les variables se positionnent ?

Le cercle des corrélations projette les variables seules (sans les individus) sur les plans Dim1×Dim2 et Dim1×Dim3. Chaque flèche est une variable : sa longueur mesure la qualité de projection sur le plan (proche du cercle unité = bien représentée), l’angle entre deux flèches approxime leur corrélation. Les variables actives (colorées par cos²) construisent les axes ; les supplémentaires — quanti en pointillé bleu, modalités qualitatives en losange violet — sont projetées a posteriori sans peser sur le calcul.

Longueur de flèche = norme de la projection sur ce plan. Flèche longue (proche du cercle) = variable bien représentée. Flèche courte = se cache dans une autre dimension.

Angle entre 2 flèches : 0° = corrélation forte positive ; 90° = indépendance (orthogonales) ; 180° = corrélation forte négative.

Chaque axe se lit comme un gradient : les variables contributrices nomment le gradient (ex : Dim1 = « décrochage scolaire vs revenus élevés », Dim2 = « jeunes vs vieillissants »).

Variables supplémentaires (flèches pointillées / losanges) : projetées a posteriori, n’influencent pas le calcul des axes. Utiles pour valider la cohérence avec une cible ou une variable de contrôle (Lat/Long, taille de pop).

Biplot dual — Axes 1-2 (65.2 % variance)

Le biplot dual ajoute les individus (points) aux variables, sur deux panneaux complémentaires : cos² (qualité de représentation, rouge = bien projetée) et contrib (structuration des axes). L’apport par rapport au cercle ci-dessus est la superposition des individus : un point proche d’une flèche a une valeur élevée sur cette variable — c’est ce qui permet de nommer les clusters par les variables des flèches voisines.

NoteLecture analytique du plan 1-2

Axe 1 — intensité touristique court-terme. Portée d’abord par la part de logements entiers (contribution 29,7), puis par la densité et l’activité (avis) : oppose, à droite, les marchés de location courte durée intensive — entiers, denses, très commentés — aux marchés de longue durée à gauche, plus résidentiels ou régulés (la part d’annonces ≥ 30 nuits tire vers la gauche).

Axe 2 — concentration et professionnalisation. Portée d’abord par la concentration de l’offre (contribution 27,8), puis par les superhôtes : sépare les marchés professionnalisés et concentrés — où la longue durée va de pair avec des professionnels installés — des marchés denses mais diffus, aux mains d’hôtes occasionnels.

Pôles automatiques (variables aux plus fortes contributions) :

  • Axe 1 (39.6 %) — à droite % logement entier, Ann./1Khab dns (log), Avis/mois, % Superhost · à gauche —
  • Axe 2 (25.6 %) — pôle haut %ann. d’h.pro&s, % Superhost, Avis/mois, % durée min>30j · pôle bas —

Biplot dual — Axes 1-3 (54.1 % du plan)

Le plan Dim1 × Dim3 révèle une dimension complémentaire que le plan principal ne montre pas. Souvent l’axe 3 oppose des profils que les 2 premiers axes ne séparent pas clairement (sous-typologie, profil atypique). À examiner pour valider qu’un cluster reste cohérent sur les 3 axes.

NoteLecture analytique du plan 1-3

Axe 3 — concentration vs régulation. Axe secondaire (sous le seuil de Kaiser, non retenu) : oppose la concentration de l’offre sur des hôtes professionnels à la part de longue durée.

Pôle automatique (variables aux plus fortes contributions) :

  • Axe 3 (14.5 %) — pôle haut % durée min>30j, % Superhost · pôle bas %ann. d’h.pro&s, Avis/mois

Cohérence 1-3 : un cluster bien séparé en 1-2 et compact en 1-3 = caractérisation robuste sur 3 axes ; éclaté en 1-3 = hétérogénéité interne.

Synthèse ACP : dimensions retenues + lecture thématique

SYNTHÈSE ACP — 2 axes retenus, 79.7 % de variance cumulée

  • Concordance Kaiser/Horn — Kaiser et Horn convergent sur 2 axes. Signal de qualité — le jeu de données ne sur-disperse pas.
  • Plan principal Dim1×Dim2 capte 65.2 % de variance. Plan factoriel principal lisible — l’interprétation 2D est fiable.
  • Ncp recommandé pour HCPC = 2 (médiane Kaiser/Horn).

Lecture thématique des dimensions (qualification analyste) :

  • Axe 1 — intensité touristique court-terme. Portée d’abord par la part de logements entiers (contribution 29,7), puis par la densité et l’activité (avis) : oppose, à droite, les marchés de location courte durée intensive — entiers, denses, très commentés — aux marchés de longue durée à gauche, plus résidentiels ou régulés (la part d’annonces ≥ 30 nuits tire vers la gauche).
  • Axe 2 — concentration et professionnalisation. Portée d’abord par la concentration de l’offre (contribution 27,8), puis par les superhôtes : sépare les marchés professionnalisés et concentrés — où la longue durée va de pair avec des professionnels installés — des marchés denses mais diffus, aux mains d’hôtes occasionnels.
  • Axe 3 — concentration vs régulation. Axe secondaire (sous le seuil de Kaiser, non retenu) : oppose la concentration de l’offre sur des hôtes professionnels à la part de longue durée.

6 — HCPC : choix et visualisation des clusters

La classification ascendante hiérarchique (Ward) sur les coordonnées ACP identifie 5 clusters de profils homogènes. Cette partie choisit le nombre de clusters (éboulis, dendrogramme) et vérifie la qualité de la partition (silhouette), puis positionne les clusters dans le plan factoriel. La caractérisation (par quelles variables nommer chaque cluster) fait l’objet de la partie 7.

Silhouette (Kaufman 1990) : pour chaque individu, mesure +1 (dans son cluster) à -1 (mal classé). Moyenne ≥ 0,50 = forte structure ; 0,25–0,50 = raisonnable ; < 0,25 = pas de structure substantielle. Une silhouette de 0,21 ne veut pas dire « pas de typologie » mais que les clusters se chevauchent dans le plan factoriel — l’interpréter prudemment.

Mal classés (silhouette < 0) : individus dont le cluster voisin est plus proche que le sien. > 10 % = clusters mal séparés ; < 5 % = bonne cohérence.

Mahalanobis : distance multivariée d’un individu au profil moyen de son cluster, en tenant compte des corrélations. Moyenne attendue ≈ nombre d’actives. Valeur élevée = individu atypique dans son groupe.

v-test : signe et amplitude de l’écart entre la moyenne du cluster et la moyenne globale, exprimé en écarts-types. |v| > 1,96 = significatif (p < 5 %) ; |v| > 3 = très significatif (p < 0,1 %). Sert à nommer les clusters par les variables qui les distinguent le plus.

Parangons : individus les plus représentatifs de chaque cluster (au plus proche du barycentre). Utiles pour l’interprétation narrative.

Choix de k : éboulis des gains d’inertie

L’éboulis des gains d’inertie affiche le saut d’inertie inter-classes à chaque coupure de l’arbre. Un saut prononcé marque la « bonne » coupure : passer de k à k+1 clusters apporte un gain marginal seulement si on est près d’un palier. Le k retenu se justifie quand le gain devient faible (palier visible). k = 5 retenu ici — la barre bleue dans le graph.

Lecture rapide — un coude (palier) après lequel ajouter un cluster apporte peu d’information. Les deux vues concordent : k = 5 correspond au dernier saut prononcé (barre bleue à gauche · point rose = saut max auto à droite). Critère croisé avec la silhouette (plus bas) et l’interprétation des clusters (parangons + v.test).

Dendrogramme : la structure hiérarchique de la fusion

Le dendrogramme visualise la fusion progressive des individus en clusters, depuis les feuilles (chaque individu = 1 cluster) jusqu’à la racine (1 seul cluster global). La hauteur d’une fusion = perte d’information acceptée pour fusionner. Le trait horizontal coupe l’arbre à 5 clusters.

Le dendrogramme complet ci-dessous montre la forme de l’arbre et l’équilibre des branches ; le trait de coupe matérialise les 5 clusters retenus.

Silhouette : les individus sont-ils bien dans leur cluster ?

La silhouette d’un individu (Kaufman & Rousseeuw 1990) mesure sa cohérence avec son cluster d’appartenance : +1 = parfaitement dans son cluster ; 0 = frontière (équidistant du voisin) ; < 0 = mal classé. La moyenne donne la qualité globale : ≥ 0,50 = forte, 0,25–0,50 = raisonnable (frontières floues, profils en continuum), < 0,25 = pas de structure substantielle.

Le graph ci-dessous trie les individus par cluster puis par silhouette décroissante. Chaque barre = un individu, la couleur indique son cluster, la hauteur sa silhouette. À lire : (a) des barres uniformément hautes = cluster compact et bien séparé ; (b) une queue de barres courtes ou négatives à droite d’un cluster = profils flous ou mal classés candidats à reclassement.

Sur ce jeu : silhouette moyenne 0.38 (forte), 2 individus mal classés (2.6 %).

7 — Caractérisation des clusters

Une fois les 5 clusters arrêtés, reste à les nommer : par quelles variables chaque profil se distingue-t-il ? Cette partie suit une logique insight → détail : d’abord la réponse — synthèse 4-en-1 (les profils en un coup d’œil) puis profils narratifs (une phrase par cluster) ; ensuite le détailheatmap v-test (sur quelles variables exactement) et heatmap individus (qui est typique, qui est atypique) ; enfin la validation externe (la typologie tient-elle sur des variables restées hors ACP, et sur la cible ?).

Synthèse 4-en-1 par cluster

Le tableau croise les 4 angles en une grille dense. La colonne variables discriminantes sépare désormais deux blocs : ▲ sur-représenté (au-dessus de la moyenne globale) et ▼ sous-représenté (en dessous), top 5 par v.test piochées dans le vivier des variables structurantes (top η²). Suivent les modalités qualitatives sur-représentées (v.test > 1,96), les parangons (plus proches du barycentre), les individus atypiques (Mahalanobis > P95 global). +45 % = moyenne du cluster +45 % vs moyenne globale. Une variable suivie de est supplémentaire (projetée : elle décrit le cluster sans avoir servi à le définir). Badge couleur cohérent avec le plot clusters.

Synthèse des clusters — 4 angles par groupe
Variables discriminantes · modalités sur-représentées · parangons
⇅ triable

Profils par cluster

Chaque cluster est caractérisé ci-dessous par une lecture narrative dynamique : variables nettement au-dessus ou en dessous de la moyenne (v.test + écart %), modalités qualitatives sur-représentées, parangons emblématiques. Le badge coloré reprend la couleur du cluster sur les plots factoriels. Le nommage métier figure dans le bilan (§2), éditable hors template.

C1 marchés à superhôtes très actifs · N26 · 34 %

Les marchés les plus actifs et les mieux tenus — superhôtes et volume d’avis au plus haut, logements entiers de grande capacité — mais dans des villes au PIB et à la densité de population plus modérés. La concentration de l’offre n’y est pas particulièrement forte : c’est la qualité de gestion, pas la structure de propriété, qui les distingue. Métropoles régionales nord-américaines et villes européennes matures (Seattle, Prague, Portland, Budapest, San Diego, Athènes, Florence).

  • > à moy. : % Superhost (+30 %), Avis/mois (+33 %), Capacité méd.ᵖ (+18 %), % logement entier (+9 %), Ann./1Khab dns (log) (+14 %), Note glob.ᵖ (+0 %)
  • < à moy. : PIB/hab (log)ᵖ (−1 %), UNESCO 50kmᵖ (−48 %)
  • modalités : Continent dét.=North America (54 %)
  • Parangons* : Washington DC, Austin, La Nouvelle-Orléans, Denver, Florence, Prague, San Diego, Columbus

C2 tourisme patrimonial court-terme · N25 · 33 %

Grandes destinations touristiques patrimoniales — proximité de sites classés, offre orientée courte durée, professionnalisation seulement moyenne. Le cœur des métropoles touristiques mondiales établies (Paris, Londres, Rome, Milan, Lisbonne, Vienne, Sydney).

  • > à moy. : UNESCO 50kmᵖ (+61 %)
  • < à moy. : % durée min>30j (−56 %), % Superhost (−11 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (44 %)
  • Parangons* : Bristol, Melbourne, Bologne, Bordeaux, Vienne, Lyon, Sydney, Buenos Aires

C3 grandes métropoles régulées · N14 · 18 %

Grandes métropoles à forte part de longue durée et offre concentrée sur des professionnels, mais faible densité Airbnb et peu de logements entiers — signature des marchés sous régulation (Barcelone, Berlin, San Francisco, Boston, Madrid, Istanbul, Los Angeles).

  • > à moy. : % durée min>30j (+110 %), %ann. d’h.pro&s (+22 %)
  • < à moy. : Ann./1Khab dns (log) (−34 %), % logement entier (−8 %), Capacité méd.ᵖ (−13 %)
  • Parangons* : Berlin, Chicago, Taipei, Montréal, Boston, San Francisco, Los Angeles, Bangkok

C4 amateurs Europe Ouest-Nord · N8 · 11 %

Marchés d’hôtes occasionnels — offre peu concentrée, peu de superhôtes, peu d’avis. Cœur amateur d’Europe de l’Ouest et du Nord (Amsterdam, Copenhague, Oslo, Stockholm, Munich, Genève).

  • < à moy. : %ann. d’h.pro&s (−61 %), % Superhost (−42 %), Avis/mois (−47 %), % durée min>30j (−77 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (88 %)
  • Parangons* : Stockholm, Oslo, Copenhague, Genève, Munich, Amsterdam, Biarr.-Anglet-Bayon., Naples

C5 mégalopoles à offre contrainte · N3 · 4 %

Mégalopoles verticales à offre contrainte — très denses en population et riches, mais très peu de logements entiers et faible densité Airbnb par habitant ; la chambre prime (New York, Hong Kong, Singapour).

  • > à moy. : PIB/hab (log)ᵖ (+9 %), % durée min>30j (+231 %)
  • < à moy. : % logement entier (−43 %), Ann./1Khab dns (log) (−95 %), Avis/mois (−70 %), % Superhost (−49 %), Note glob.ᵖ (−2 %), Capacité méd.ᵖ (−39 %)
  • modalités : Continent dét.=Asia (67 %)
  • Parangons* : Singapour, New York, Hong Kong

* Parangons : individus les plus typiques, au cœur du profil.

Où se situent les clusters dans le plan factoriel ?

Chaque point = un individu coloré par cluster, ellipses = enveloppes 95 %.

Comment interpréter les axes ?

Dim1 = axe horizontal (x), Dim2 = axe vertical (y) (plan principal) ; le 2ᵉ panneau croise Dim1 × Dim3.

  • Dim1 — intensité touristique court-terme : Portée d’abord par la part de logements entiers (contribution 29,7), puis par la densité et l’activité (avis) : oppose, à droite, les marchés de location courte durée intensive — entiers, denses, très commentés — aux marchés de longue durée à gauche, plus résidentiels ou régulés (la part d’annonces ≥ 30 nuits tire vers la gauche).
  • Dim2 — concentration et professionnalisation : Portée d’abord par la concentration de l’offre (contribution 27,8), puis par les superhôtes : sépare les marchés professionnalisés et concentrés — où la longue durée va de pair avec des professionnels installés — des marchés denses mais diffus, aux mains d’hôtes occasionnels.
  • Dim3 — concentration vs régulation : Axe secondaire (sous le seuil de Kaiser, non retenu) : oppose la concentration de l’offre sur des hôtes professionnels à la part de longue durée.

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Modalités qualitatives caractéristiques par cluster
v.test, % dans le cluster, % global (seuil v.test > 1,96 · top 5 par cluster)
⇅ triable
Parangons — individus les plus proches du barycentre
distance au centre du cluster (gradient vert · plus court = plus typique · top 8 par cluster)
⇅ triable
Individus atypiques (Mahalanobis > P95)
distance multivariée au profil moyen · silhouette · rouge = mal classé ET atypique (cas critique)
⇅ triable

Mahalanobis > P95 = 13.73. Silhouette < 0 (rouge) = individu mal classé ET atypique = cas critique à examiner en priorité.

Validation externe : la typologie tient-elle hors ACP ?

La caractérisation précédente nomme les clusters par les variables qui ont construit les axes — un raisonnement circulaire par construction. La validation externe confronte la partition à des variables restées hors de l’ACP : si les clusters se distinguent aussi sur ces dimensions indépendantes, la structure est robuste et ne reflète pas qu’un artefact du choix des actives. La cible est montrée à part — c’est le test ultime : la typologie sépare-t-elle la variable d’intérêt sans l’avoir jamais vue ?

Les variables actives définissent les axes, donc tout cluster s’y distingue mécaniquement — les citer pour « valider » la typologie est circulaire. Une variable externe (ni active, ni supplémentaire, ni dérivée d’une active) n’a pesé sur rien : si les clusters s’y séparent quand même (v.test significatif), c’est un signal indépendant de validité. Le vivier est filtré par η² (pouvoir discriminant global) pour ne garder que les externes qui structurent réellement la partition. La cible est exclue du vivier (sinon on validerait avec ce qu’on cherche à prédire) mais affichée séparément comme contrôle final.

Validation hors-ACP : 112 variables externes candidates · 2 identifiants ecartes · 32 derivees d’active ecartees. Les variables externes ne participent pas au calcul des axes — elles testent si la typologie se retrouve sur des dimensions independantes.

Validation externe — les clusters se lisent-ils sur des variables hors-ACP ?
Variables externes au vivier η² (signe = sens vs moyenne globale) · cible cible montree a part
⇅ triable

Heatmap v-test : par quelles variables nommer les clusters ?

Le v-test mesure, pour chaque couple (cluster × variable), l’écart entre la moyenne du cluster et la moyenne globale, exprimé en écarts-types. C’est l’outil principal pour nommer un cluster : on cherche les variables où il se distingue le plus significativement du reste.

Le tableau classe les variables en lignes, triées par eta² (pouvoir discriminant global : combien la variable sépare bien les clusters entre eux). Les clusters sont en colonnes. La colonne Nature distingue les variables actives (qui ont construit les axes) des variables supplémentaires quantitatives (projetées). Les premières lignes = variables qui structurent le plus la typologie.

Variables discriminantes des clusters (v-test transposé)
Variables en lignes (triées par η²) × clusters en colonnes · fond bordeaux (+) / bleu (−) = z-score vs moyenne globale · cellule grisée/italique = NON significative
⇅ triable

Variables en lignes triées par eta² (pouvoir discriminant), clusters en colonnes. Nature : 🔵 active (a construit les axes) · ⚪ sup quanti (projetée). Cellule = moyenne du cluster, fond bordeaux (+) / bleu (−) = z-score vs moyenne globale. Pourcentage = écart relatif. Cellule grisée/italique = écart NON significatif (à grand n, l’exception qui mérite l’œil ; le reste est significatif par défaut). Colonne Global = moyenne sur tout l’échantillon.

  • Cluster 1 (26 ind., 34%) : act_superhost_pct (+30%), actrv_avis_mois (+33%), str_cap_pers_med (+18%)
  • Cluster 2 (25 ind., 33%) : ctx_static_unesco_50km (+61%), str_minnuits30_pct (–56%), act_superhost_pct (–11%)
  • Cluster 3 (14 ind., 18%) : str_minnuits30_pct (+110%), prs_listings_1000hab_dense_log (–34%), str_entire_pct (–8%)
  • Cluster 4 (8 ind., 11%) : cr_offre_5plus (–61%), act_superhost_pct (–42%), actrv_avis_mois (–47%)
  • Cluster 5 (3 ind., 4%) : str_entire_pct (–43%), ctx_ucdb_gdp_avg_20_log (+9%), prs_listings_1000hab_dense_log (–95%)

Heatmap individus : qui est typique, qui est atypique ?

Le tableau ci-dessous profile chaque individu sur les variables actives, avec ses indicateurs de typicité dans son cluster. À utiliser pour : (1) repérer les parangons d’un cluster (lignes en haut quand on trie par silhouette décroissante), (2) identifier les hors-norme à examiner (lignes avec Mahalanobis très élevé même dans un cluster compact), (3) lire le profil chiffré sur chaque variable d’un individu donné (recherche par nom).

Silh. = silhouette individuelle (Kaufman & Rousseeuw 1990). +1 parfait dans son cluster ; 0 frontière (à équidistance du cluster voisin) ; <0 mal classé (le voisin lui ressemble plus). Fond bleu intense = cohérence forte, gris = mal classé.

Vois. = cluster voisin le plus proche (utile pour comprendre où un mal-classé devrait basculer).

Mah. = distance de Mahalanobis, écart multivarié au profil moyen du cluster en tenant compte des corrélations entre variables. Un individu extrême sur 2 vars corrélées compte moins qu’un individu extrême sur 2 vars indépendantes. Moyenne attendue ≈ 6 (= nombre de variables actives). Fond rose escaladant aux seuils P75 / P90 / P95 / P99 — neutre en dessous de P75 (= individu dans la norme du cluster), rose foncé au-dessus de P95 (= atypique à examiner).

Variables (colonnes de droite) : valeur brute du cluster en haut, écart % vs moyenne globale en bas si |z-score| > 0,3. Fond bordeaux = au-dessus de la moyenne globale, bleu = en dessous, intensité = z-score (capé à |z|=2).

Profil individuel et typicité dans le cluster
Silhouette · cluster voisin · Mahalanobis · z-score par variable active · fond bordeaux (+) / bleu (−)

Cl. = cluster. Silh. = silhouette (+1 parfait, 0 frontière, <0 mal classé). Vois. = cluster voisin le plus proche. Mah. = distance de Mahalanobis (sans unité, moyenne attendue ≈ 6) — écart multivarié au profil moyen, tenant compte des corrélations. Fond rose = atypique (seuils P75/P90/P95/P99). Variables : valeur brute, fond bordeaux/bleu = z-score, écart % si |z| > 0.3.

Typologies comparées — toutes les configurations

Chaque onglet présente la typologie d’une configuration ACP de la grille (jeu de variables actives propre). Les calculs existent déjà — acp_grid produit le clustering de toutes les configs, pas seulement de la retenue (★).

Piège à éviter : les clusters ne sont pas alignables d’une config à l’autre. « Cluster 2 de acp_A » n’a aucun lien avec « Cluster 2 de acp_B » : numérotation arbitraire, espaces factoriels distincts. On compare la structure des profils (combien de familles ? lesquelles se détachent ?), pas les numéros. Le choix du modèle se tranche d’abord sur le tableau récap (§4 : silhouette, équilibre, variance), cette vue sert à qualifier ce que chaque config raconte.

Synthèse des clusters — 4 angles par groupe
Variables discriminantes · modalités sur-représentées · parangons
⇅ triable

C1 Cluster 1 · N13 · 17 %

  • > à moy. : Pop. dense (log)ᵖ (+9 %), % durée min>30j (+116 %), Cal. ouvert méd. (+26 %), %ann. d’h.pro&s (+36 %)
  • < à moy. : % logement entier (−18 %), Ann./1Khab dns (log) (−48 %), Prix ch. priv.ᵖ (−30 %), Revenu est.méd.ᵖ (−53 %)
  • modalités : Continent dét.=Asia (31 %)
  • Parangons* : Manchester (métro), Mexico, Istanbul

C2 Cluster 2 · N28 · 37 %

  • < à moy. : Cal. ouvert méd. (−20 %), %ann. d’h.pro&s (−31 %), Capacité méd. (−15 %), % Superhost (−17 %), % durée min>30j (−45 %), Taux occ. est. (−18 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (64 %)
  • Parangons* : Bordeaux, Bristol, Brisbane

C3 Cluster 3 · N35 · 46 %

  • > à moy. : Capacité méd. (+19 %), % Superhost (+20 %), % logement entier (+8 %), Taux occ. est. (+29 %), Revenu est.méd.ᵖ (+27 %), Ann./1Khab dns (log) (+13 %), %ann. d’h.pro&s (+11 %)
  • < à moy. : Pop. dense (log)ᵖ (−4 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe South & East (46 %), Continent dét.=North America (46 %)
  • Parangons* : Washington DC, Austin, Florence

* Parangons : individus les plus typiques, au cœur du profil.

Variables discriminantes des clusters (v-test transposé)
Variables en lignes (triées par η²) × clusters en colonnes · fond bordeaux (+) / bleu (−) = z-score vs moyenne globale · cellule grisée/italique = NON significative
⇅ triable
Synthèse des clusters — 4 angles par groupe
Variables discriminantes · modalités sur-représentées · parangons
⇅ triable

C1 Cluster 1 · N7 · 9 %

  • > à moy. : % durée min>30j (+214 %), PIB/hab (log)ᵖ (+4 %), Dens. pop.ᵖ (+75 %)
  • < à moy. : % logement entier (−26 %), Ann./1Khab dns (log) (−71 %), Taux occ. est. (−80 %), Avis/moisᵖ (−54 %), Capacité méd.ᵖ (−31 %)
  • modalités : Continent dét.=Asia (43 %)
  • Parangons* : New York, Bangkok, Los Angeles

C2 Cluster 2 · N12 · 16 %

  • > à moy. : %ann. d’h.pro&s (+34 %), % durée min>30j (+91 %), Taux occ. est. (+41 %)
  • modalités : Continent dét.=North America (58 %)
  • Parangons* : Chicago, Montréal, Washington DC

C3 Cluster 3 · N19 · 25 %

  • < à moy. : Taux occ. est. (−35 %), %ann. d’h.pro&s (−22 %), % durée min>30j (−62 %), Avis/moisᵖ (−17 %), % logement entier (−6 %), % Superhostᵖ (−13 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (47 %)
  • Parangons* : Bristol, Melbourne, Le Cap

C4 Cluster 4 · N34 · 45 %

  • > à moy. : Avis/moisᵖ (+23 %), % logement entier (+8 %), Ann./1Khab dns (log) (+23 %), Taux occ. est. (+28 %), % Superhostᵖ (+14 %), Capacité méd.ᵖ (+11 %)
  • < à moy. : PIB/hab (log)ᵖ (−1 %), % durée min>30j (−31 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe South & East (44 %)
  • Parangons* : Florence, Bologne, Venise

C5 Cluster 5 · N4 · 5 %

  • > à moy. : Ann./1Khab dns (log) (+58 %), Note glob.ᵖ (+1 %)
  • < à moy. : %ann. d’h.pro&s (−79 %), % Superhostᵖ (−48 %), Avis/moisᵖ (−53 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (100 %)
  • Parangons* : Copenhague, Oslo, Amsterdam

* Parangons : individus les plus typiques, au cœur du profil.

Variables discriminantes des clusters (v-test transposé)
Variables en lignes (triées par η²) × clusters en colonnes · fond bordeaux (+) / bleu (−) = z-score vs moyenne globale · cellule grisée/italique = NON significative
⇅ triable
Synthèse des clusters — 4 angles par groupe
Variables discriminantes · modalités sur-représentées · parangons
⇅ triable

C1 Cluster 1 · N3 · 4 %

  • > à moy. : PIB/hab (log)ᵖ (+9 %), % durée min>30j (+231 %)
  • < à moy. : % logement entier (−43 %), Ann./1Khab dns (log) (−95 %), Avis/mois (−70 %), % Superhost (−49 %), Note glob.ᵖ (−2 %), Capacité méd.ᵖ (−39 %)
  • modalités : Continent dét.=Asia (67 %)
  • Parangons* : Singapour, New York, Hong Kong

C2 Cluster 2 · N14 · 18 %

  • > à moy. : % durée min>30j (+110 %), %ann. d’h.pro&s (+22 %)
  • < à moy. : Ann./1Khab dns (log) (−34 %), % logement entier (−8 %), Capacité méd.ᵖ (−13 %)
  • Parangons* : Berlin, Chicago, Taipei

C3 Cluster 3 · N8 · 11 %

  • < à moy. : %ann. d’h.pro&s (−61 %), % Superhost (−42 %), Avis/mois (−47 %), % durée min>30j (−77 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (88 %)
  • Parangons* : Stockholm, Oslo, Copenhague

C4 Cluster 4 · N25 · 33 %

  • > à moy. : UNESCO 50kmᵖ (+61 %)
  • < à moy. : % durée min>30j (−56 %), % Superhost (−11 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (44 %)
  • Parangons* : Bristol, Melbourne, Bologne

C5 Cluster 5 · N26 · 34 %

  • > à moy. : % Superhost (+30 %), Avis/mois (+33 %), Capacité méd.ᵖ (+18 %), % logement entier (+9 %), Ann./1Khab dns (log) (+14 %), Note glob.ᵖ (+0 %)
  • < à moy. : PIB/hab (log)ᵖ (−1 %), UNESCO 50kmᵖ (−48 %)
  • modalités : Continent dét.=North America (54 %)
  • Parangons* : Washington DC, Austin, La Nouvelle-Orléans

* Parangons : individus les plus typiques, au cœur du profil.

Variables discriminantes des clusters (v-test transposé)
Variables en lignes (triées par η²) × clusters en colonnes · fond bordeaux (+) / bleu (−) = z-score vs moyenne globale · cellule grisée/italique = NON significative
⇅ triable
Synthèse des clusters — 4 angles par groupe
Variables discriminantes · modalités sur-représentées · parangons
⇅ triable

C1 Cluster 1 · N7 · 9 %

  • > à moy. : % durée min>30j (+241 %), %chbr multi h. (+111 %), PIB/hab (log)ᵖ (+4 %), Dens. pop.ᵖ (+72 %)
  • < à moy. : % logement entierᵖ (−27 %), Avis/mois (−54 %), Ann./1Khab dns (log) (−63 %), Capacité méd.ᵖ (−31 %)
  • Parangons* : New York, Istanbul, San Francisco

C2 Cluster 2 · N14 · 18 %

  • > à moy. : %logt ent.mono hᵖ (+58 %), %chbr mono h.ᵖ (+53 %)
  • < à moy. : %logt ent.multi h (−43 %), %ann. d’h.pro&sᵖ (−50 %), % Superhost (−30 %), Avis/mois (−36 %), Capacité méd.ᵖ (−15 %), % durée min>30j (−61 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (79 %)
  • Parangons* : Toronto, Stockholm, Oakland

C3 Cluster 3 · N34 · 45 %

  • > à moy. : %logt ent.multi h (+20 %), %ann. d’h.pro&sᵖ (+20 %), UNESCO 50kmᵖ (+33 %)
  • < à moy. : Prix méd. ent. (−22 %), %logt ent.mono hᵖ (−22 %), % durée min>30j (−44 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe South & East (44 %)
  • Parangons* : Valence, Bologne, Malaga

C4 Cluster 4 · N21 · 28 %

  • > à moy. : % Superhost (+32 %), Avis/mois (+35 %), Prix méd. ent. (+26 %), Capacité méd.ᵖ (+19 %)
  • < à moy. : Dens. pop.ᵖ (−42 %), UNESCO 50kmᵖ (−49 %), %chbr mono h.ᵖ (−30 %), PIB/hab (log)ᵖ (−1 %)
  • modalités : Continent dét.=North America (81 %), Capitale=Non-capitale (90 %)
  • Parangons* : Seattle, Washington DC, San Diego

* Parangons : individus les plus typiques, au cœur du profil.

Variables discriminantes des clusters (v-test transposé)
Variables en lignes (triées par η²) × clusters en colonnes · fond bordeaux (+) / bleu (−) = z-score vs moyenne globale · cellule grisée/italique = NON significative
⇅ triable
Synthèse des clusters — 4 angles par groupe
Variables discriminantes · modalités sur-représentées · parangons
⇅ triable

C1 Cluster 1 · N9 · 12 %

  • > à moy. : % durée min>30j (+196 %), Pop. dense (log)ᵖ (+10 %), PIB/hab (log)ᵖ (+4 %)
  • < à moy. : Ann./1Khab dns (log) (−62 %), % logement entier (−20 %), Avis/mois (−44 %), Revenu est.méd.ᵖ (−79 %), Taux occ. est.ᵖ (−58 %)
  • modalités : Continent dét.=Asia (44 %)
  • Parangons* : Istanbul, New York, Taipei

C2 Cluster 2 · N31 · 41 %

  • > à moy. : Prix méd. ent. (+23 %), IDHᵖ (+2 %), Note glob.ᵖ (+0 %)
  • < à moy. : %ann. d’h.pro&s (−27 %), Cal. ouvert méd.ᵖ (−14 %), Avis/mois (−10 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (52 %)
  • Parangons* : Bristol, Toronto, Vancouver

C3 Cluster 3 · N36 · 47 %

  • > à moy. : Avis/mois (+20 %), % logement entier (+7 %), Capacité méd.ᵖ (+11 %), Taux occ. est.ᵖ (+19 %), %ann. d’h.pro&s (+14 %)
  • < à moy. : IDHᵖ (−2 %), % durée min>30j (−41 %), Prix méd. ent. (−13 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe South & East (47 %)
  • Parangons* : Bologne, Florence, Séville

* Parangons : individus les plus typiques, au cœur du profil.

Variables discriminantes des clusters (v-test transposé)
Variables en lignes (triées par η²) × clusters en colonnes · fond bordeaux (+) / bleu (−) = z-score vs moyenne globale · cellule grisée/italique = NON significative
⇅ triable
Synthèse des clusters — 4 angles par groupe
Variables discriminantes · modalités sur-représentées · parangons
⇅ triable

C1 Cluster 1 · N5 · 7 %

  • > à moy. : % durée min>30j (+297 %), PIB/hab (log)ᵖ (+3 %)
  • < à moy. : % logement entier (−23 %), Ann./1Khab dns (log) (−70 %), Avis/moisᵖ (−52 %), Taux occ. est. (−75 %), Évol. multi-hôtes (−296 %), Capacité méd.ᵖ (−27 %)
  • Parangons* : New York, Los Angeles, Istanbul

C2 Cluster 2 · N7 · 9 %

  • > à moy. : %ann. d’h.pro&s (+66 %), Dens. pop.ᵖ (+103 %), Évol. multi-hôtes (+332 %), PIB/hab (log)ᵖ (+3 %)
  • < à moy. : Note glob.ᵖ (−1 %), Ann./1Khab dns (log) (−37 %), Prix méd. ent.ᵖ (−29 %), % logement entier (−10 %)
  • modalités : Continent dét.=Asia (57 %)
  • Parangons* : Taipei, Montréal, Madrid

C3 Cluster 3 · N23 · 30 %

  • < à moy. : % logement entier (−5 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe West & North (43 %)
  • Parangons* : Bristol, Melbourne, Berlin

C4 Cluster 4 · N15 · 20 %

  • > à moy. : Note glob.ᵖ (+1 %), Évol. annoncesᵖ (+218 %)
  • < à moy. : %ann. d’h.pro&s (−49 %), Évol. Giniᵖ (−103 %), Évol. multi-hôtes (−182 %), Dens. pop.ᵖ (−35 %)
  • modalités : Continent dét.=North America (60 %)
  • Parangons* : Toronto, Victoria, Bordeaux

C5 Cluster 5 · N26 · 34 %

  • > à moy. : Ann./1Khab dns (log) (+29 %), Avis/moisᵖ (+22 %), % logement entier (+8 %), Taux occ. est. (+24 %), Évol. Giniᵖ (+62 %), Évol. multi-hôtes (+109 %)
  • < à moy. : % durée min>30j (−58 %), Note glob.ᵖ (−0 %)
  • modalités : Continent dét.=Europe South & East (58 %)
  • Parangons* : Bologne, Séville, Florence

* Parangons : individus les plus typiques, au cœur du profil.

Variables discriminantes des clusters (v-test transposé)
Variables en lignes (triées par η²) × clusters en colonnes · fond bordeaux (+) / bleu (−) = z-score vs moyenne globale · cellule grisée/italique = NON significative
⇅ triable

8 — Qualité : la typologie tient-elle ?

Synthèse des indicateurs de robustesse de la partition.

  • Équilibre : taille des clusters (un cluster < 5 % des individus est fragile, à fusionner ou expliquer)

  • Cohérence interne : silhouette moyenne (≥ 0,50 = forte, 0,25–0,50 = raisonnable, < 0,25 = clusters chevauchants — typique des continuums territoriaux)

  • Inertie inter : part de la variance totale captée par la séparation entre clusters. La consolidation k-means raffine légèrement les frontières après HCPC.

  • 5 clusters, 76 individus (C1=26, C2=25, C3=14, C4=8, C5=3)

  • Silhouette : 0.376 (forte)

  • Mal classés : 2 (2.6 %)

  • Inertie inter : 3.031 (gain consolid. +0.9 %)

Sur données territoriales / sciences sociales, une silhouette de 0,20–0,40 est fréquente et ne signale pas un échec : elle traduit le fait que les profils forment un continuum plutôt que des catégories tranchées. La typologie reste utile pour :

  • nommer des gradients (plus dynamique vs plus rural) plutôt que des catégories étanches ;
  • identifier les parangons (cas typiques) et les transitions (cas-frontière) ;
  • piloter des politiques différenciées sans prétendre que les groupes sont hermétiques.

Validation par triangulation : silhouette + Calinski-Harabasz + Davies-Bouldin + Gap stat + stabilité bootstrap (fpc::clusterboot(), Jaccard moyen >0,75). Rejet de la typologie uniquement si silhouette <0,15 sur l’ensemble des métriques.

Notes de bas de page

  1. Hierarchical Clustering on Principal Components — une classification menée non pas sur les variables brutes mais sur les axes d’une analyse en composantes principales.↩︎

  2. Analyse factorielle de données mixtes, ou analyse des correspondances multiples lorsque toutes les variables sont qualitatives.↩︎